DMCV #4: Fais-moi le couscous, chéri(e)

DMCVDieu Merci, C‘est Vendredi ce 9 octobre 2015!

C’était un vendredi de méditation, car nous avons décidé d’apporter une nouvelle dimension  à DMCV: la préparation en cuisine.

DMCV #4, c’était samedi.

Dégustations

Hoummous, et poivrons grillés

Val & Henri sont arrivés avec de jolies entrées de circonstance: un hoummous tout en rondeur et en velouté, et des poivrions grillés d’un fondant extraordinaire, dont les parfums se répondaient très agréablement.

De quoi s’ouvrir l’appétit gentiment, en jouant avec les 2 blancs secs du jour.

Couscous

Nous l’avons voulu fait à la main, avec beaucoup d’amour.
Si la technique est relativement simple, les opérations sont minutieuses et s’enchainent dans le respect des ingrédients.

Quand je suis arrivé en cuisine, l’agneau mitonnait déjà, et un premier bouillon prenait forme au-dessus du poulet préalablement saisi, avec les légumes les plus durs (carottes, navets, pois chiches) et les épices incontournables.
Un peu plus tard, les légumes frais partaient pour un deuxième bouillon, avec une cuisson plus légère démarrée avec quelques louches du premier bouillon, chaud.
Les deux bouillons ont été assemblés juste avant le service, pour que chaque légume se présente à table avec la cuisson juste.
Les boulettes, après avoir été saisies, ont été mouillées au bouillon et ont fini leur cuisson à l’étouffée pour plus de moelleux.
Les merguez ont été grillées au four au dernier moment.
La semoule de blé a été cuite en trois fois, et travaillée à la main à chaque fois pour bien détacher les grains et rester légère.
Un peu de beurre et des raisins secs préalablement réhydratés ont été ajoutés juste avant le service.

Le résultat est un couscous savoureux, léger, où chaque ingrédient a su jouer sa partition.

Tarte fine pommes-coings

Nous voulions un dessert léger, de saison, et nous avions envie d’un Coteaux du Layon.

La confection de cette tarte fine a fait office de récréation pendant la préparation du couscous.

Nous sommes partis d’une pâte feuilletée pour beurre achetée toute prête, mais de qualité. Quelques pommes golden, un peu de gelée de coings maison, un tout petit peu de sucre et de beurre pour la coloration, et c’est tout. Une cuisson rapide à 210° plus tard et le dessert était prêt pour le bouquet final de notre repas.

Crémant de Bourgogne, Claire Naudin-Ferrand

C’est un Crémant dans lequel on retrouve la finesse et la droiture des vins de Claire Naudin, assemblage « de chardonnay pour la fraîcheur, d’aligoté pour le fruité et de pinot noir pour la rondeur et le gras« .
C’est un vin élaboré avec rigueur et sans artifice, qui a ouvert très agréablement notre repas avec un bel équilibre entre fraicheur, rondeur, et arômes mûrs, et qui s’est remarquablement sorti du piège qu’auraient pu constituer les textures et saveurs du Hoummous et des poivrons.

Que ceux qui restent dubitatifs devant les Crémants goutent celui-ci, ils changeront peut-être d’avis.

Plus d’informations sur ce vin ici.

Alsace 2012, Marcel Deiss

Le Domaine une belle réputation, et propose quelques cuvées mythiques. Nous étions très curieux de voir ce que ce vin a priori moins ambitieux avait à nous proposer.

Ce vin d’assemblage a finalement quelques ressemblances avec le Crémant de Claire Naudin: un nez frais et mûr, un joli volume, quelques notes presque exotiques sans aucune lourdeur, et beaucoup de fraicheur en finale.
Lui aussi s’est remarquablement tenu face au hoummous et aux poivrons.

Plus d’informations sur ce vin ici.

Pic Saint-Loup « Métairies du Clos » 2005, Clos Marie

Le vin est arrivé à table en carafe.

J’ai particulièrement aimé l’équilibre actuel de ce « Métairies » 2005, qui propose une fraicheur bien marquée, la finesse et le fruit qui caractérisent les vins du Domaine, et des tannins présents mais sans agressivité. Le vin a beaucoup de relief et d’énergie, est s’est bien marié avec les différentes viandes et les épices douces du couscous.

C’était le bon moment pour que ce vin et ce plat se croisent!

Coteaux du Layon « Noblesse » 1999, Domaine des Sablonnettes

Ce vin était le prétexte du dessert.
Dans la gamme du Domaine, cette cuvée présente un taux de sucre moyen. 1999 est perçu comme un bon millésime, mais vient après un 98 peu favorable, et ne parvient pas à faire oublier 97 qui a été énorme.

La robe est profonde mais encore très vive. Le vin a une palette aromatique pure et fine, marquée par le coing, les agrumes, et le foin. L’acidité est présente mais bien équilibrée, le sucre est totalement digéré et le vin ne présente aucune lourdeur.

Le vin a bien accompagné notre tarte fine, avec le coing comme fédérateur. Le caractère équilibré et aérien du vin a bien mis en valeur la finesse et la simplicité de la tarte, sans que l’un n’écrase l’autre.

Casting

Un grand merci à Val, Flo, Eliane, Nad, Henri et Alexis pour ce joli repas.

D’où viennent les vins?

  • Crémant de Bourgogne: Fou de Vin, Grenoble
  • Alsace: Acheté chez Métro, arrivés chez nous après des échanges entre amis
  • Pic Saint-Loup, Layon: Achetés aux Domaines

Dédicace

Difficile de passer à côté de ce légendaire « Fais-moi le couscous, chéri » de Bob Azzam, qui en a commis bien d’autres, comme « Chéri je t’aime chéri je t’adore, como la salsa del pomodoro » (Ya Mustafa) , repris par Mariah Carey… si, si!

La chanson se termine ainsi:

« Fini le couscous, chéri
Fini le couscous
Et désormais mon poulet
J’veux du cassoulet ! »

Une idée pour une prochaine rencontre #DMCV? Qui sait…

A la prochaine!

En attendant: